JusteBio

Championnat de France Espoir Glisse : Le catamaran JusteBio sur la plus haute marche

Le 17 août dernier, le jeune Andres Lemos et son coéquipier Hippolyte Gruet décrochaient la première place du Championnat de France Espoir Glisse à bord de leur catamaran JusteBio. Comment ont-ils commencé la voile? Comment se sont-ils rencontrés? Comment s’entraînent-ils et comment gèrent-ils leur vie de lycéens et de grands sportifs ? Et surtout, quelles sont leurs valeurs, dans lesquelles JusteBio s’est retrouvé en décidant de les soutenir? On vous dit tout tout de suite !

Bonjour Andres ! Racontez-nous vos débuts dans la voile et votre rencontre avec Hippolyte.

La voile, je suis tombé dedans tout petit grâce à mes parents, passionnés de voile de compétition. Dès 5 ans et demi, je naviguais seul sur des Optimist, à Montevideo (Uruguay) puis à Valencia (Espagne). Même si je pratiquais d’autres sports comme le football, le basket-ball ou la natation, j’ai eu le déclic voile à 10 ans, et j’ai intégré l’équipe du Yacht Club Mauguio Carnon.

Malgré mon gabarit (55 kg) plus imposant que celui des autres coureurs (40 kg en moyenne), j’ai toujours obtenu des résultats honorables, me sélectionnant en 2013 et 2014 pour les championnats de France, et terminant souvent dans le top 5 lors des régates. C’est au YCMC que j’ai rencontré Hippolyte. Nos approches de la voile et des régates étant similaires, nous nous sommes beaucoup rapprochés. Tous les deux soigneux et méticuleux, nous avons passé des heures et des heures dans le garage de mes parents pour bricoler nos Optimist et être prêts pour les compétitions.

Andres et Hippolyte en 2013

Nous avons tellement grandi que nous avons dû changer de série. Naviguer ensemble est alors apparu comme une évidence, et nous avons choisi de découvrir de nouvelles sensations en naviguant sur des catamarans ! Nous avons donc intégré le Yacht Club de la Grande Motte, sous la houlette de Hugues Puymatto, puis de Stephen Bagot. C’est là que le papa de Franck, le « coolboss » de JusteBio, qui est un grand amateur de voile, nous a repérés.

Comment se déroule une journée type d’entraînement ? Et une journée de compétition ?

Andres et Hippolyte en 2016

La préparation du bateau est essentielle: il faut sans arrêt l’améliorer, parfois le réparer, pour qu’il soit toujours performant. Notre coach nous briefe, définit les exercices du jour, et à l’eau ! Le but est d’y être le plus tôt possible pour pouvoir faire des « milles ». On s’échauffe sur des parcours en forme de 8, puis on enchaîne: tests de vitesse, réglages, repérages de parcours, mise en place de la tactique et de la stratégie de course…

Lors des compétitions, on est sur l’eau 1h30 avant le départ car, dans notre sport, le « terrain de jeu » change toujours en fonction du relief, des marées et des courants. Il faut donc s’adapter rapidement. Chaque course dure 40 minutes, on en fait 3 par jour. Entre chaque, on débriefe, on boit un coup et on grignote pour reprendre des forces.

Comment arrivez-vous à concilier votre vie de lycéen et de sportif de haut niveau ?

Tout est une question d’organisation ! Nous faisons nos devoirs en avance, et on évite de perdre du temps (on joue très peu à la console !). Cette année, pour plus de facilités, on a intégré le Sport-études de Montpellier et je suis interne. Je navigue le mercredi et le week-end, en plus des stages nationaux. Les autres jours, on suit une préparation physique. Au sport-études, les règles sont simples: si tu n’as pas de bonnes notes, tu ne navigues plus !

Quelles sont les valeurs qui vous ont attiré dans la voile ?

J’adore la voile car c’est un sport de pleine nature. La nature est géniale, mais parfois hostile. Tu dois t’y adapter, mais tu ne peux pas la dompter. C’est un véritable travail d’équilibriste pour ne pas dessaler, et les sensations que cela procure sont incroyables: la glisse, mais aussi l’impression de voler ! Tu es seul sur ton bateau avec ton équipier -ou ton équipière, car hommes et femmes sont à égalité dans ce sport- face aux éléments… Le bonheur !

Lors de leur victoire en août 2018

 

matthieu bindelChampionnat de France Espoir Glisse : Le catamaran JusteBio sur la plus haute marche

Related Posts

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *